Les frelons asiatiques aiment les pommes

Les frelons asiatiques aiment les pommes

Beaucoup plus nombreux qu’en 2015, les nids de Frelons asiatiques ont été découverts en 2016 à Belle-Ile dans des positions très diversifiées : en haut de grands arbres à 18/20 mètres (feuillus, conifères), dans des saules ou des arbres fruitiers à 4/5 mètres et dans des ronciers à 30 cm du sol !

Aussi, cet automne, malgré la campagne de destruction des nids sur l’île (une soixantaine à ce jour) menée par les Apiculteurs et l’entreprise Simon SAMZUN, de nombreux rescapés hantent jardins et vergers. D’autres continuent à emporter des Abeilles, tous les nids de Frelons n’étant pas détruits.

On constate qu’ils sont très gros (3 cm environ), mais non agressifs même quand ils grignotent les fruits tombés au sol. On peut alors les écraser facilement sans crainte.

En cette saison, avec des températures encore clémentes, nous voyons en majorité des Frelons femelles, futures fondatrices de colonies pour l’an prochain. Ces « reines » recherchent des aliments sucrés leur fournissant l’énergie nécessaire pour leur hibernation prochaine. Dans ce but, elles prospectent les abris tranquilles pouvant les protéger des intempéries : cabanes abandonnées, hangars, matériaux de construction stockés, etc…. Elles peuvent même se cacher sous l’écorce de bois sec.

Depuis juillet 2016, la Commission européenne a inscrit  ce Frelon nuisible  sur la liste des « espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne ». Ceci entrainera l’obligation, pour les Etats, d’un plan d’action plus radical tout en limitant les effets sur la biodiversité et l’environnement. Actuellement, c’est le bénévolat qui est l’acteur principal de la lutte. En revanche, il faut rappeler que le Frelon européen est utile et fait partie depuis toujours de notre biodiversité.

Détruire le plus possible ces Frelons asiatiques en diminuera l’expansion, sans pour autant les éradiquer. Malheureusement, à Belle-Ile, ils disposent de nombreuses zones impénétrables.

Alors, si vous voulez continuer à déguster du miel de Belle-Ile, aiguisez votre vigilance.

 

                                                                            Evelyne DHUME-CLAUDEL