Belle-Ile en eau

5200 habitants à l’année, 9 fois plus en été, Belle-Ile-en-Mer est un territoire très attractif du fait de sa beauté
et de ses spécificités insulaires.
La fréquentation touristique est une aubaine pour le territoire mais pose également des problématiques
liées aux ressources naturelles. La ressource en eau en est un exemple.

 


Le CPIE lance la campagne de sensibilisation et d’accompagnement de différents acteurs "Belle-île-en-eau, n'en perdons pas une goutte !" en partenariat avec l'Agence de l'eau Loire-Bretagne et le syndicat Eau du Morbihan.

Dans la cadre de cette campagne sont organisés des stands, des visites de sites telles que les barrages d'eau douce, la station d'épuration, des animations « familles » avec la malle GASPIDO,  des Eco Tour... Pour les acteurs locaux, le CPIE propose des accompagnements pour la mise en oeuvre d’actions concrètes en faveur de l’eau (foyers témoins sur l’eau, une entreprise témoin des réunions d'information pour les professionnels du batiment…)
 

Les ressources en eau

Seul 1 % (8.4 millions de Km3 d'eau douce) des ressources globales en eau de la planète sont utilisables.
> un Américain consomme 600 l / jour
> un Européen 200 à 400 l / jour
> contre 10 l / jour pour un Africain
En France 33,5 milliards de m3 d'eau sont prélevés chaque année dans les nappes souterraines, dont 6 milliards de m3 d'eau prélevés annuellement pour l’eau potable (soit moins de 20 % des prélèvements).
 

A Belle-Ile-en-Mer

A Belle-Ile-en-Mer, la ressource en eau est précieuse et fragile. Elle se caractérise par le stockage de l’eau des pluies hivernales dans 3 retenues d'eau, d’une capacité totale de 835 000 m3.
490 000 m3 d'eau sont distribués chaque année pour couvrir les besoins des résidents permanents mais aussi des vacanciers.
Mais attention les stocks ne se forment qu’à partir des précipitations et sont donc dépendants des conditions climatiques.
 

Les bons réflexes

Les possibilités d'économies d'eau sont nombreuses, car seule une infime partie de cette eau est destinée à un usage alimentaire. Économiser l'eau c'est aussi économiser l'énergie nécessaire à la chauffer (30 à 40 % de l'eau consommée dans un logement est chauffée).Alors pour préserver nos ressources :

- Je repère les postes de consommations : Attention, la salle de bain et la cuisine sont les deux pièces à surveiller de près.
- Je m’équipe de matériel hydro économe (mousseurs, récupérateur d’eau de pluie, toilettes sèches…)
- Je traque les fuites : 1 robinet qui goutte = 100 Litres d’eau par jour.
- J’ adopte les bons gestes au quotidien : prendre des douches plutôt que des bains, arroser le jardin le soir, utiliser l’électroménager en pleine charge…


 

La préservation de la qualité

Les bactéries fécales dans l’eau potable sont habituellement le résultat d’une contamination par un égout, une fosse septique, un parc d’animaux Bactéries (Coliformes fécaux) en particulier les bactéries pathogènes Escherichia coli.
Les pesticides peuvent contaminer des sources d’eau souterraine et des puits sur de très longues distances. Or les jardiniers résidentiels utilisent 10 fois plus de pesticide par acre (50 ares) qu’un agriculteur.

Par ailleurs, les antifoulings contiennent en forte concentration des produits chimiques toxiques pour la vie marine (biocides, TBT). Les métaux lourds retrouvés dans les eaux littorales proviennent des activités humaines (peintures, incinérateurs d'ordures, insecticides).
La réglementation impose depuis 2011 aux communes portuaires de proposer des aires de carénage pour limiter la pollution de l’eau.

Les sources de pollution sont donc nombreuses, et la préservation de la qualité de l’eau nous concerne tous dans nos usages au quotidien.

Pour en savoir plus, particpez aux visites de la station d'épuration de Bruté tout au long de l'année !!
 

Pour en savoir plus

Contact: Céline MARIE / 02 97 31 28 28.


- Télécharger le programme d'animations sur l'eau 2016

- L'actualité du CPIE

- L'eau potable à Belle-Ile, comment ça marche ?

- Lancement de l'opération "Témoin de l'eau". mars 2014